Jean-Pierre Coffe est animateur de radio et de télévision, auteur français et comédien, né le 24 mars 1938 à Lunéville. Il est connu pour défendre, avec virulence, la cuisine authentique et les produits de terroir qui la constituent.
Jean-Pierre Coffe passe une grande partie de son enfance dans la ville qui l’a vu naître : Lunéville. N’ayant jamais connu son père, mobilisé en 1937 et mort au combat en 1940, il est élevé par sa mère qui reprend le salon de coiffure familial. Sa grand-mère Marie est cuisinière et son grand-père est maraîcher à Lunéville.
Sa mère quitte la Lorraine pour Paris, où il étudie dans un pensionnat. À l’âge de treize ans, il se prend de passion pour le théâtre, où sa mère l’emmène de temps en temps. Ses études terminées, il s’inscrit au Cours Simon et fait des petits boulots de nuit pour subvenir à ses besoins. Déjà amateur de bonne chère, il affiche 120 kg sur la balance à 18 ans. Il entreprend alors un régime qui lui fait perdre tous ses cheveux.
Carrière
Les débuts
En pleine guerre d’Algérie, il passe trois années de service militaire au fort de Saint-Cyr. En compagnie de Max Gallo, il crée un journal antimilitariste intitulé le Temps qui sera interdit de parution à la troisième édition.
Rendu à la vie civile, il travaille comme représentant pour une marque de papier à cigarette, puis devient directeur de publicité aux Éditions Robert Laffont. Il a, à cette période, un grave accident de la route et sa convalescence durera deux ans.
Une fois rétabli, il fonde sa propre agence de relations publiques ainsi que l’association Les Grand-mères au pair au début des années 1970, qui a pour but de placer des personnes âgées dans des familles pendant les vacances. Cette initiative permet de placer environ 5 000 personnes âgées. Malgré cela, son agence fait faillite et Jean-Pierre Coffe se retire dans sa maison de campagne.
En 1976, il ouvre successivement à Paris le restaurant la Ciboulette, rue Saint-Honoré puis le Modeste qui devient un lieu prisé de la nuit parisienne. Certains de ses clients sont célèbres, comme Jean Poiret ou Jean Carmet par exemple. Il est victime d’escroquerie par un homme d’affaires libanais en 1985 et fait faillite à nouveau avec plus de trois millions de francs de dettes. Il travaille alors comme meneur de revue à l’Alcazar de Paris, devenu depuis Le Palace.
À la télévision
Jean-Pierre Coffe devient alors conseiller sur MTV France et se prend au jeu de la télévision. Le 4 novembre 1984, il rentre à Canal+ pour assurer un certain nombre de chroniques jusqu’en 1991 dans les émissions que présentait Michel Denisot (Le 7-9, Zénith, Direct). Puis de 1992 à 1993, il fait ses premières apparitions ayant pour thème la cuisine dans La Grande Famille de Jean-Luc Delarue et Demain de Michel Denisot.
Il rejoint France 2 en 1993 où il présente une émission à l’intention des enfants, Comment c’est fait ? suivi en 1994 de C’est tout Coffe avec Jonathan Lambert dans le rôle du candide.
Il passe à TF1 en 1999 et présente Bien jardiner, produit par Jean-Luc Delarue ; la décision de ce dernier d’y mettre fin rapidement enterra leur amitié : « Delarue, on ne le mange pas. On le vomit ! Nous n’avons plus rien à nous dire ».
Depuis 2003, il a rejoint Michel Drucker sur France 2 où il est chroniqueur dans l’émission Vivement dimanche prochain.
À la radio
En 1986, il rejoint l’équipe des Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL à laquelle il participe assez fréquemment. Il a aussi participé à la version télé de l’émission.
De 1998 à juin 2008 il anime l’émission Ça se bouffe pas, ça se mange sur France Inter tous les samedis de midi à 13h00. Il annonce à la fin de l’émission du 21 juin 2008 sa mise à la retraite par la direction de France Inter. Ses « coups de gueule » restent mémorables à la radio et à la TV, notamment la fois où il a jeté de la charcuterie « industrielle » sur la figure de Jean Luc Delarue, mais surtout dans une émission des Grosses Têtes où, après avoir défendu ses opinions, Philippe Bouvard et Olivier de Kersauson (principalement) se sont amusés à le contrarier afin qu’il continue de plus belle ses grosses colères devenues cible des imitateurs : Olivier de Kersauson s’amusa, à ce moment-là, à l’imiter, pour le mettre encore plus en colère, tout comme s’y mettront après (notamment) Guy Montagné, Laurent Gerra, Laurent Ruquier, Jean-Éric Bielle ou encore les Guignols de l’info. De plus, Jean Pierre Coffe exprime ses plaisirs gustatifs presque de manière grivoise, ce qui accentue encore plus les plaisanteries, surtout aux Grosses Têtes, chez Laurent Gerra et chez Laurent Ruquier (On n’est pas couché).
Au cinéma
Dès les années 1970 et 80, Jean-Pierre Coffe figure au générique de plusieurs films :
1972 : What a flash de Jean-Michel Barjol. Sorte de Loft version 70’s
1978 : Violette Nozière de Claude Chabrol
1979 : L’Associé de René Gainville
1979 : La Clé sur la porte d’Yves Boisset
1979 : Ils sont grands ces petits de Joël Santoni
1979 : Au bout du bout du banc de Peter Kassovitz
1980 : Gros Câlin de Jean-Pierre Rawson avec Jean Carmet
1984 : Un amour de Swann de Volker Schlöndorff avec Jeremy Irons et Alain Delon
1985 : Sac de nœuds de Josiane Balasko
1986 : Triple sec, court-métrage d’Yves Thomas
Auxquels s’ajoutent ses participations à quelques téléfilms :
1981 : Monsieur Liszt de Claude Chabrol.
1995 : Une page d’amour de Serge Moati avec Miou-Miou et Jacques Perrin.
2002 : La Bataille d’Hernani de Jean-Daniel Verhaeghe.
2003 : Les Thibault de Jean-Daniel Verhaeghe.
Avec Pierre Tchernia, il signe en 1997 un hommage à Jean Carmet dans le cadre de la Nuit Carmet de Canal+ et un cinquante-deux minutes consacré à Depardieu vigneron.
Théâtre
1976 : Le Genre humain de Jean-Edern Hallier, mise en scène Henri Ronse, Espace Pierre Cardin
Publicité
En 2001, il apparaît dans un spot publicitaire pour les produits de régime Weight Watchers.
En 2009, le défenseur des aliments sains et naturels devient la vedette d’une campagne d’affichage pour l’enseigne de hard-discount française Leader Price. Critiqué pour cette campagne, il certifie, dans un mail adressé à ses détracteurs qui s’étaient exprimés par le biais de son site, avoir voulu « améliorer la qualité » de cette enseigne, s’engageant à proposer bientôt des kits à bas prix, contenant tout le nécessaire pour réaliser des « plats complets à prix exceptionnels ». « Ne portez pas de jugement hâtif et violent sans m’avoir mis à l’épreuve », conclut-il.













