Femme Magazine : « Pouvez-vous nous parler de votre nouveau spectacle, The Motherfucker Tour ?
Florence Foresti : Mon nouveau spectacle essaie de désacraliser le rôle de maman, en se basant sur ma propre expérience. Mais il traite aussi des femmes, de l’amour, de la vie quoi ! En gros, il pourrait s’appeler « comment être mère tout en restant moi » ?
FM : Pour l’écriture de ce nouveau one-woman-show, quelles sont vos sources d’inspiration ?
FF : Bien évidemment la maternité, mais aussi le quotidien. Les enfants en général, et surtout… les parents !
FM : Comment réussissez-vous à marier votre vie de famille à celle de la scène ?
FF : Comme toutes les mamans qui travaillent, il faut gérer le manque, et avoir une organisation irréprochable ! Mais je suis très privilégiée puisque je gère ma carrière comme je l’entends et que j’ai la liberté de pouvoir aménager mes horaires en fonction de ma fille. C’est une grande chance.
FM : Vous avez déclaré dans la presse : « J’ai vécu ma grossesse comme une entrave à ma liberté. » Le pensez-vous encore aujourd’hui ?
FF : Je pense que chaque femme et que chaque grossesse est unique et particulière. Dans mon cas, je ne suis pas une force de la nature et je souffre de ne pouvoir travailler en toute liberté dans ces moments-là. Évidemment lorsque l’enfant paraît, tout cela se transforme en souvenir lointain, dieu merci !
FM : Est-ce la première fois que vous venez à l’île de la Réunion ?
FF : Oui, et je suis très heureuse que mon métier me permette de tels voyages !
FM : D’où vous est venue l’envie de monter sur scène ?
FF : C’est une question très énigmatique car je suis très traqueuse et angoissée, mais je ne peux pas m’en empêcher ! On ne sait jamais vraiment ce qui nous pousse à faire des choses « contre-nature ». Cela reste donc un grand mystère pour moi.
FM : Alors comment faites-vous pour gérer votre trac avant d’entrer sur scène ? Des rituels, un gri-gri ?
FF : Je n’ai malheureusement aucun « porte-bonheur » et aucun rituel, sinon de ne pas en avoir ! Je laisse le hasard et la vie décider pour moi.
FM : En tant que femme, est-il facile de se faire une place dans le monde des humoristes français ?
FF : Tout autant que pour un homme.
FM : L’année dernière, vous avez décroché votre premier grand rôle dans le film King Guillaume, est-ce une reconversion ? Avez-vous l’intention d’abandonner la scène ?
FF : Non, le cinéma n’est qu’un terrain de jeu supplémentaire pour moi, il constitue l’occasion rêvée de s’amuser, de se dépasser parfois, et de faire des rencontres extraordinaires.
FM : Quelles sont les contraintes lorsqu’on passe de la scène au grand écran ?
FF : L’absence de « vrai public » bien sûr !
FM : Avez-vous d’autres projets cinématographiques ? Vous recevez beaucoup de scénarii…
FF : Je me consacre totalement à mon nouveau spectacle pour l’instant… Je n’arrive pas à « cumuler les mandats » !
FM : Quel est votre plus beau souvenir sur scène ? Et le pire souvenir ?
FF : Mon plus beau souvenir de scène reste ma première expérience : une révélation ! C’était il y a un peu plus de 10 ans, dans un contexte amateur (dans un café-théâtre à Lyon, ma ville natale), mais j’en garde un souvenir très fort. Le pire souvenir, ce sont les bides bien sûr, et les moments où je suis diminuée ou malade, et que le spectacle devient une vraie lutte !
FM : Etes-vous d’avis que l’on peut rire de tout ?
FF : A peu près… tout dépend du contexte.
FM : Y a-t-il un humoriste avec lequel vous aimeriez faire un duo ?
FF : Globalement, j’adore partager des moments de jeu avec n’importe quel camarade, du moment qu’il ou elle joue bien. J’aime aussi me laisser guider par des comédiens qui ont un tout autre univers que le mien et qui me poussent donc à explorer de nouvelles formes d’interprétations.
FM : Après votre tournée, vous aimeriez vous diriger davantage vers le cinéma, la scène ou la télévision ?
FF : Après ma tournée, je me dirigerais vers une maison de repos. Ou plutôt vers une plage de La Réunion !
FM : Et si vous n’aviez pas été comédienne ?
FF : Oh mon dieu ! je serais…. Bien malheureuse !







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