1 - Damien, depuis de nombreuses années, vous égayez nos matinées sur France 2 aux côtés de William Leymergie dans Télématin et de Sophie Davant dans C’est au programme. Quelles rubriques y animez-vous ?
Damien Thévenot - Dans « Télématin », une fois par semaine, j’anime la chronique « Musées » : je parcours la France à la recherche de musées sympas et originaux, ainsi que d’endroits insolites dont beaucoup ignorent l’existence. J’ai la chance de présenter mes reportages aux côtés de William Leymergie, à qui je dois tout : c’est lui qui m’a découvert en 1998, alors que j’étais journaliste au sein de la rédaction de France 2. Il a flairé mon envie de passer devant la caméra, et depuis, j’adore contribuer modestement, avec tous mes camarades, à la réussite des matinales de France 2. Dans « C’est au programme », je passe quotidiennement en revue l’actualité culturelle (musique, cinéma, théâtre, littérature...). Sophie Davant et moi recevons des invités très heureux de venir dans nos locaux nous rendre visite, malgré l’heure matinale pour eux : 10 heures ! J’ai la chance de travailler en direct avec Sophie Davant qui est une vraie amie drôle, spontanée, rigolote et talentueuse. Nous distillons beaucoup d’infos avec beaucoup de sérieux et en même temps, avec beaucoup de bonne humeur.
2 - Plus jeune, aspiriez-vous à être chroniqueur ? Est-ce conforme à vos rêves de jeunesse ? Qu’est-ce qui vous anime ?
Damien Thévenot - Non, je ne souhaitais pas spécialement devenir chroniqueur. Je voulais juste être journaliste. M’adresser aux gens, leur faire découvrir des lieux et des événements, bref : être un médium entre d’un côté, l’information culturelle et de l’autre, le télespectateur. Pour être franc, plus jeune, je ne pensais pas pouvoir ressentir autant de plaisir : j’aime la télévision, les possibilités qu’elle offre et l’instantanéité qu’elle permet. J’adore que les gens, dans la rue, une heure après la diffusion d’un reportage, me livrent leurs impressions à chaud. C’est toujours magique de constater le pouvoir qu’a la télévision : vous faites en quelque sorte un peu partie de la famille des télespectateurs... Je suis heureux et épanoui. J’apprécie particulièrement les montées d’adrénaline lors du décompte qui précède la prise d’antenne. C’est grisant ! Et je pense que mon enthousiasme est perceptible. De toute manière, en télévision, on ne peut pas tricher : si vous faites semblant, ça se ressent. Un jour ou l’autre, on perçoit la faille... Et comme je n’ai jamais fait d’alpinisme, tout va bien, je suis en totale harmonie avec moi-même ! (rires)
3 - Où pourra t-on vous retrouver à la rentrée de septembre 2008 ? Quels sont vos projets ? Comment voyez-vous l’avenir ?
Damien Thévenot - Vous pourrez me retrouver dans « C’est au programme » et « Télématin » bien sûr, mais aussi et surtout dans « Télématin du samedi », puisqu’à compter du 6 septembre, « Télématin » sera diffusée le samedi matin. Et ce, grâce aux excellents scores que réalise l’émission depuis bien longtemps. Je fais partie des chroniqueurs qui ont été sélectionnés pour ce nouveau défi. Nous sommes tous super heureux, William (NDLR : William Leymergie) en premier. Et cette émission supplémentaire, c’est une jolie récompense du formidable travail que William accomplit chaque matin : il dirige une équipe de 50 personnes et assure 2h15 de direct, faut le faire ! L’émission devrait connaître quelques ajustements minimes à la rentrée, mais rien de plus : on ne change pas une formule qui gagne. Ah si, j’oubliais : je changerai peut-être de garde-robe cette année ! (rires) Quant à mes projets, j’en ai pas mal... Je souhaiterais prendre la relève de Pascal Sevran. Pascal était un ami, j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour son parcours et sa fidélité envers la défense de la Chanson Française. Je le regardais gamin, comme beaucoup. Sa disparition m’a beaucoup attristé... Je pense qu’il faut impérativement poursuivre le combat que Pascal a engagé. La Chanson Française fourmille des talents magnifiques, et les télespectateurs sont preneurs. J’ai des idées que je vais proposer à France Télévisions. Ceux qui me suivent le matin savent combien j’aime et je défends la Chanson Française, toutes générations : ça va de Piaf à Bénabar, de Bourvil à Christophe Willem... L’avenir, je le vois sereinement, même si je sais que j’évolue dans un milieu qui peut être impitoyable : on peut être remercié assez vite. Mais je fais mon travail le plus consciencieusement possible : avec enthousiasme, passion et envie. Je ne songe pas encore à ma reconversion, même si je suis très âgé... (NDLR : Damien Thévenot a 35 ans) Je n’ai pas envie de changer, tout juste d’évoluer.













