Depuis la rentrée, ce ne sont plus cinq, mais six émissions que les équipes d’« On n’demande qu’à en rire » enregistrent chaque semaine au Moulin Rouge. Fort du succès de ce divertissement créé par Laurent Ruquier et Catherine Barma, France Télévisions a choisi de faire rire ses téléspectateurs le samedi également. Et faire rire reste bien la seule règle de ce programme, qui met depuis plus d’un an les nouveaux talents comiques sous les projecteurs.
La naissance d’une vraie troupe d’humoristes
Mais pour avoir la chance de profiter de cette vitrine, il y a des étapes à franchir.
Directeur artistique de l’émission, Charles Hudon explique : « Nous opérons de deux façons. Soit ce sont des candidats que nous rencontrons à l’occasion de scènes ouvertes et que nous sollicitons. Soit ce sont des candidatures spontanées. On leur propose alors une liste de sujets et ils ont une semaine pour nous envoyer une vidéo avec un sketch original de 3 minutes ». S’ils transforment l’essai, les jeunes artistes gagnent leur ticket pour entrer dans l’arène dans laquelle tout (ou presque) leur est permis. C’est ensuite quitte ou double face au jury et au public. En 250 émissions, 144 candidats ont été éliminés dès leur premier passage. Pour les autres, l’aventure continue.
Depuis la création de l’émission, plus de 600 candidats ont déjà postulé. Si celle-ci bénéficie d’un excellent retour du côté des humoristes, certains comme Arnaud Tsamère ne cachent pas avoir hésité avant de se lancer : « Au début, je ne voulais pas y aller, je n’avais pas envie d’être noté. Mais la vraie raison, c’est que j’avais peur ! Peur de décevoir… ». L’humoriste s’est finalement laissé convaincre avec le succès qu’on connaît. Quarante-deux passages plus tard, il est devenu un véritable pensionnaire à l’instar d’Olivier de Benoist, Florent Peyre ou Jérémy Ferrari. « Je suis ravi d’être là maintenant ! poursuit-il. Chaque émission est un défi qui nous pousse à être plus créatifs, plus inventifs et plus spectaculaires ! Et la notoriété acquise grâce à nos passages permet de remplir nos salles de spectacles ».
A voir évoluer en coulisses cette nouvelle génération, une évidence saute aux yeux : on assiste là à la naissance d’une vraie troupe. Quand ils ne participent pas au sketch de leur camarade comme le font ce jour-là Vérino et Babass avec la jeune Shirley Souagnon, les candidats restent solidaires. Au moment où Garnier et Santou entrent sur scène pour présenter leur numéro assez irrésistible sur Tintin en 3D, les regards de la troupe en loge sont bienveillants. Les notes ne semblent qu’un prétexte au spectacle. Un spectacle qui marche si bien que France 2 prévoit trois émissions exceptionnelles en 2012. Des galas joués par la troupe d’humoristes devraient également voir le jour. Une chose est sûre, avec eux, le rire a de l’avenir.
« On n’demande qu’à en rire », du lundi au samedi à 17 h 55 sur France 2.













