Ne cherchez pas de places pour aller voir Kev Adams ce vendredi 10 février à Soissons. C’est complet. Et cela depuis de nombreuses semaines comme c’est le cas pour nombre de ces dates à venir un peu partout en France. Pourtant le nom de ce jeune homme de vingt ans ne vous dit peut-être pas grand-chose. Alors demandez à vos enfants, neveux, petits enfants. S’ils ont entre douze et seize ans, il y a de fortes probabilités qu’ils vous regardent avec cet air que connaissent tous les parents, du style : « Mon pauvre papa, t’y connais vraiment rien ».
Car Kev, diminutif de Kévin son vrai prénom (Adams par contre c’est pour le spectacle, son nom de famille est Smadja), est une véritable idole chez les ados. Normal me direz-vous, il a commencé ses premières grandes scènes à dix-sept ans, presque l’âge de ses fans. Ses spectacles sont des tranches de vies d’une génération avec au programme les profs, les potes, les petites copines, la drague, les parents, Facebook, la puberté… Un ado qui parle des ados, voilà qui était nouveau. D’autant plus que le jeune homme le fait avec un talent et un professionnalisme indéniable.
Alors c’est vrai qu’il peut nous agacer, nous les adultes, mais pas plus que nous agacent les ados d’aujourd’hui. Les jeunes le trouvent juste, les « vieux » de plus de trente-cinq ans parfois un peu caricatural… mais bon, si les ados adorent c’est qu’il doit être pas si loin de la vérité…
Premier casting à neuf ans
L’erreur avec Kev Adams serait de penser qu’il est juste un ado attardé. Le jeune homme est très lucide, très pro et surtout travaille depuis longtemps pour faire de son talent son métier.
A l’âge de neuf ans, il passe déjà des castings et obtient un petit rôle dans le film « Cours toujours » de Dante Desarthe. Un peu plus tard il commence à écrire ses propres textes, monte sur les planches de la MJC de Neuilly-sur-Seine, là où il habite, puis se lance sur les scènes ouvertes parisiennes. En 2009, il est repéré par la productrice d’Anne Roumanoff. C’est le début du grand bond en avant. Il écrit son premier spectacle « The young man show », se produit en première partie de Gad Elmaleh au palais des sports à Paris, enchaîne en solo au théâtre du Temple, Palais des glaces avant d’enchaîner une tournée en France.
La télé lui fait aussi les yeux doux. De septembre 2010 à février 2011, il enchaîne les prestations sur l’émission « On n’demande qu’à en rire » présentée par Laurent Ruquier. Il arrête pour démarrer durant l’été 2011 le tournage de « Soda », une série liée à l’adolescence dont il est l’un des personnages principaux qui sera diffusée sur M6.
Plus rien ne semble l’arrêter même si le plus dur commence sans doute pour Kev Adams : confirmer. Lui-même en est bien conscient comme il confie dans le DVD de son spectacle : « Je sais que le plus gros de ma carrière se joue dans les deux prochaines années. Il va falloir que je montre que je ne suis pas un artiste de passage… »
Quand on vous dit que ce jeune homme a déjà tout d’un pro…













