Laurent Ruquier anime tous les jours son émission "On va s’gêner" depuis la station en direct sur Europe 1. Interview avec un fan de comédie juste avant de partir faire un footing ou d’aller faire un squash pour éliminer les "petits excès" de la veille.
Quel film vous a le plus marqué ?
Enfant, j’allais voir des Walt Disney comme "Les 101 dalmatiens", "Les Artistochats". Il y avait un cinéma de quartier au Havre qui passait des films plutôt de série B genre "Les Charlots". Pas Charlie Chaplin. Non, "Les Bidasses en folie", "Les Charlots font l’Espagne". Bon, c’est vrai que ce n’est pas forcément les meilleures références. Après, bien plus tard, il y a bien sûr eu "Le père Noël est une ordure" qui a confirmé une nouvelle génération d’acteurs comiques qui ont fait les beaux jours du cinéma français. Enfin, j’ai progressivement découvert les films des Marx Brothers. J’adorerais faire un spectacle sur les Marx Brothers parce que cela allie le comique visuel, les gags mais aussi les textes.
Et maintenant, qu’est-ce qui vous parle le plus ?
Oh, j’aime tout. Je n’ai pas encore pu voir "Avatar" mais j’ai pu assister à une projection de "L’Arnacœur" qui va être présenté samedi en avant-première. J’ai adoré ! Je trouve que le duo Vanessa Paradis-Romain Duris fonctionne à merveille. Ce film-là devrait cartonner chez nous.
Qu’est-ce qu’il a de particulier ce festival ?
C’est toujours sympa et puis c’est le premier festival de l’année même si du fait de mon émission, je ne peux pas assister à beaucoup de projections. Et puis, je n’aime pas le ski car je n’aime pas le froid. Du coup, je vais au Palais des sports et congrès pour courir sur un tapis ou faire un squash. Vous ne faites pas du squash vous ? On aurait pu faire un squash.
Peut-on rire de tout même sur des sujets sensibles. Est-il imaginable de déclencher un rire par exemple sur Haïti ?
Je pense que pour Haïti, ce n’est pas forcément le moment. J’ai entendu Canteloup dire "au moins ils ne paieront pas la taxe d’habitation. » Je pense que ce n’est pas nécessaire mais cela ne me choque pas. Comme je n’ai pas non plus envie de me mêler au concert collectif d’appel à la générosité. Les médias font que l’on se focalise pendant quinze jours ou trois semaines sur une catastrophe et puis on passe à autre chose. J’aimerais aller en Indonésie ou à Phuket pour voir ce qu’il se passe plusieurs années après le tsunami. Je trouve ça formidable que les artistes se mobilisent pour des concerts de soutien. C’est apparemment généreux mais, nous les artistes, on gagne suffisamment notre vie pour faire des dons dans l’ombre sans appeler des gens, qui paient déjà des impôts, à donner du fric dont on ne sait pas s’il arrivera un jour à aider la reconstruction. Cela ne m’empêche pas d’avoir de la compassion mais je trouve que c’est toujours les pauvres qui donnent pour les pauvres.







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